Association de Sauvegarde des Chemins de Randonneurs (A.S.C.R.)

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14 décembre 2014 - Balade à travers Fécamp
 

Tous les ans, la dernière sortie de l’année réunit piétons et cavaliers sans leur monture pour un parcours unique à travers une ville. Cette année, l’ASCR a retenu Fécamp. A 11h45, 40 participants se retrouvent au Pagnol pour un déjeuner en commun, et à 14h, 44 marcheurs sont prêts à faire la visite de la ville. Le temps froid mais ensoleillé participe à la réussite de cette sortie. Le circuit nous mène d’abord vers le port et la plage.

          

 

  


Après la traversée des rues commerçantes avec un arrêt au marché de Noël, nous visitons ensuite le quartier historique. Ci-après les commentaires faits aux points d’intérêt :

LE PORT, LA PLAGE ET LA VILLE
Le port
        Le port dispose de plus de 800 places, 230 places en bassin et 580 en avant port. Depuis 2011, il dispose de 180 places supplémentaires en port à sec (bateaux sans mats,  jusqu’à 7 mètres et 3 tonnes).
Le musée des pêcheries
              L’ouverture de ce nouveau musée devait avoir lieu en 2013, il remplacera le musée des terre-neuvas, situé sur le front de mer, fermé depuis fin 2012. Sa visite comprendra une vue 360° de Fécamp depuis le belvédère.
Les Boucanes
              Terme fécampois désignant saurisseries. A l’ère industrielle, les saurisseries marquent le paysage par l’alignement des cheminées et l’odeur. On fume et on travaille les harengs selon une technique héritée des vikings.
Les vieux Gréements
              Fécamp était réputé pour ses chantiers navals. Les goélettes-écoles de la marine nationale, « Etoile » et « Belle Poule » y ont été construites
Nicolas Selle
              Un des premiers armateurs fécampois à pratiquer la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve.
Statue « l’attente »
              Statue de Georges thurotte de 1953, elle symbolise le femme de pécheur de Terre-Neuve scrutant la mer et le retour de son mari. Les fécampois la nommèrent la « dame de Cuverville » parce qu’elle tournait le dos à la ville.
Bénédictine
              En 1853, Alexandre Legrand lance la fabrication de la Bénédictine à partir d’une recette secrète des moines bénédictins. Le palais actuel date de 1900. Les maisons environnantes appartenaient à la famille Legrand.
Villa Emilie
              Villa construite dans le style « art nouveau », façade béton décoré en lieu et place des briques et silex des constructions traditionnelles régionales..

  
 

  

LE QUARTIER HISTORIQUE
Le palais Ducal
La première résidence ducale, édifiée au 10ème siècle, est un édifice en bois (inspiré des constructions nordiques). Au 11ème siècle, Richard II la remplaça par un ouvrage en maçonnerie. En 1067, Guillaume le Conquérant y fête sa victoire d’Hastings. A la fin du 12ème, Henri II fit construire un bastion fortifié (encore visible) pour affirmer ses droits sur la Normandie face au roi de France Philippe Auguste. Annexée en 1204, le château est intégré au domaine monastique.
La muraille des Ducs
              Ce long pan de muraille est un vestige de l’enceinte du palais ducal et de l’abbaye édifiée par Richard II. De forme elliptique, elle protégeait une superficie d’environ 2.5 hectares.
Le canal de la Voûte
              Chantier de l’an mil, la rue de la voûte doit son nom à un canal qui traverse une grande partie de la ville et dont la prise d’eau se trouve à plus de 3 km sur la commune de Ganzeville. Le canal apporte l’eau aux ducs et aux moines. Au 19ème le débit du canal alimente les turbines de la première usine électrique Legros (maison des insoumis).  Les seuils des maisons en forme de petits ponts rappellent le passage du canal aujourd’hui recouvert.
Le quartier des Hâlettes
              Le quartier historique s’est édifié au pied de la muraille du château et de l‘abbaye voisine. Les artisans et commerçants y ont leurs échoppes et attirent la clientèle de voyageurs. Ceux-ci empruntent 2 routes royales : la rue Arquaise, ancienne voie gallo-romaine menant à Arques et la rue des Forts venant de Rouen.
L’ancien hôpital de Fécamp
              Fondé par les moines bénédictins de l’abbaye. Il accueille les malades mais aussi les pèlerins et les voyageurs pendant le moyen âge. Il est rénové au 18ème et 19ème et cesse son activité en 2006. Le pont Sainte-Anne est l’un des plus vieux ponts de Fécamp, communication entre l’abbaye et l’ancien hôpital, il supporte la chapelle gothique.
 La chapelle du Précieux-Sang
              La légende raconte que le tronc d’un figuier dans lequel avait été dissimulé  un peu de sang du christ a échoué à Fécamp. A cet endroit jailli une source, fontaine guérisseuse. Beaucoup de pèlerinages pendant la deuxième moitié du 19ème et la première du 20ème.
La Maison des Moines et des insoumis
              Considérée à tort comme la maison de retraite des moines, elle abrite au 17ème les Bénédictins qui n’ont pas souhaité adhérer à la Réforme monastique de Saint-Maur. En 1893, cette maison devient la première usine électrique de Fécamp, elle utilise l’eau du canal  de la voûte.
L’ancienne Abbaye de la Sainte-Trinité
              La première communauté de moins bénédictins arrive en 1001 à Fécamp, capitale ducale. Durant le Moyen-âge, l’abbaye est l’une des plus florissantes de Normandie. En 1650 les moines de la congrégation de Saint-Maur s’installent et restaurent la discipline. En 1792, les moines quittent Fécamp, le monastère est vendu comme bien national. En 1850, la municipalité achète les bâtiments et y installe la mairie.
La tour de la Maîtrise
              Cette tour appartient à l’ancienne enceinte fortifiée dont la défense est assurée par des tours alternativement rondes et carrées. Le jardin d’inspiration médiévale (Guillaume Volpiano : 1er abbé bénédictin) est établi sur des maisons détruites au 20ème  pour dégager le rempart.
L’Hôtel du Grand Cerf
Au 19ème,  les diligences s’arrêtent à l’Hôtel du Grand Cerf, devenu maison du patrimoine en 2005.


              Notre parcours s’est terminé à l’abbaye de la sainte trinité et nous avons rejoint notre point de départ par la rue piétonne où magasins ouverts, saltimbanques et décors illuminés annoncent l’arrivée de Noël.
              Nous avons terminé notre sortie par le gouter traditionnel et nous sommes séparés en nous souhaitant une bonne fin d’année. 



 

 
 
 



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